Gouvernance sociale : face aux dérives sectaires, Paul Biya ordonne une campagne de sensibilisation sur la bonne marche des communautés religieuses
Dans sa correspondance du 1er octobre 2026, Peter Mafany Musonge, président de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, informe les citoyens de la tenue d'un colloque du 7 au 9 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, portant sur le bon fonctionnement des religions au Cameroun, au regard des déviances observées au quotidien.

En raison des vices perpétrés par les leaders de certains groupes religieux, le gouvernement envisage une meilleure restructuration des communautés de croyants, en alertant les populations sur les effets néfastes de ces derniers au sein des familles et de la société. Le colloque du 7 au 9 octobre 2026 à Yaoundé, placé sous le très haut patronage du chef de l'État, vient à point nommé, dans un environnement infesté de pratiques religieuses et de discours clivants à l'origine de plusieurs maux, notamment la fracture de la cellule familiale, les nuisances sonores, le chauvinisme, et des habitudes qui vont à l'encontre de la citoyenneté — en l'occurrence l'interdiction de chanter l'hymne national, ou la commercialisation excessive des usages de la foi.
Au Palais des Congrès de Yaoundé, la réflexion sera articulée autour du thème « Les religions et la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Cameroun ». De l'avis de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm), « l'objectif de ce colloque est de sensibiliser les membres de la communauté nationale aux risques potentiels que représentent certaines religions et leurs pratiques pour la promotion de l'harmonie sociale, de la cohésion sociale et du maintien de la paix au Cameroun ».
« Le colloque sera également l'occasion d'informer, d'éclairer et d'expliquer aux participants les abus et l'exploitation potentiels dont peuvent être victimes les membres de certaines organisations religieuses, du fait de pratiques fanatiques ainsi que d'une mauvaise interprétation des textes religieux et des dogmes », renchérit la Commission.
La fermeture de certaines chapelles religieuses par le ministère de l'Administration territoriale (Minat) continue de faire des mécontents chez les adeptes de quelques communautés religieuses frappées par la rigueur de la loi, à qui l'on reproche d'exercer leurs activités dans l'illégalité. Ils dénoncent l'acharnement et invitent les pouvoirs publics à appliquer la même mesure contre les « milieux mondains ».
